Hélas !
Les nuages, là-bas, qu’aimait tant Baudelaire,
Pérégrinent aux cieux, sans souci de la Terre,
Avec eux m’emportant, au mépris de mes fers, (suite…)
Les nuages, là-bas, qu’aimait tant Baudelaire,
Pérégrinent aux cieux, sans souci de la Terre,
Avec eux m’emportant, au mépris de mes fers, (suite…)
Tant le jour que la nuit, l’esprit souffre et se plaint :
Il me crie, ça suffit, j’ai déjà fait le plein
Dans cette vie absurde, inutile et si vide, (suite…)
Mon triste cœur bave à la soupe
La vie est un affreux banquet
Si fade malgré son apprêt
Mon triste cœur bave à la soupe
Manger des jours gris les pains noirs
Me fait dégueuler tous les soirs
Mon triste cœur bave à la soupe
La vie est un affreux banquet
Mon âme s’est noyée de larmes
Je suis mort avant de mourir
Ma vie ne veut plus se nourrir
Mon âme s’est noyée de larmes
Face au triste monde éperdu
L’amour tout son charme a perdu
Mon âme s’est noyée de larmes
Je suis mort avant de mourir
Quel Esprit tiendra ses promesses
Si l’Homme gît transi de peur
Accablé au sein du malheur
Quel Esprit tiendra ses promesses
Si l’Humanité au couchant
Cède à la Mort et son Néant
Quel Esprit tiendra ses promesses
Si l’Homme gît transi de peur
Ci-gît la Liberté qui croupit dans sa tombe ;
Sa Force déployée des beaux jours de jadis
S’est éteinte sans bruit dans le fracas des bombes — (suite…)
Enfin rassis, je trône assis sur le passé,
Que m’importe demain, le temps a cessé d’être ;
J’oublie le souvenir de l’amour trépassé,
Je lui tourne le dos, c’est moi qui suis le maître.
Que me chaut l’avenir, s’il faut un jour périr, (suite…)
À quoi bon la Beauté, pourquoi rimer l’Amour,
Si nous devons quitter la triste Terre un jour ;
Notre monde en déclin entonne un chant funèbre,
Au son noir de la Mort, au glas sourd des ténèbres.
Pourtant l’Homme s’accroche à tout prix à sa vie, (suite…)