L’Éveil du Poète
I.
Au désert de l’esprit s’enlise le Poète
Dans l’ombre d’une nuit où se perd son chemin.
Ses mots, vidés de sens, étourdissent sa tête,
Et sa plume se casse au creux du parchemin. (suite…)
I.
Au désert de l’esprit s’enlise le Poète
Dans l’ombre d’une nuit où se perd son chemin.
Ses mots, vidés de sens, étourdissent sa tête,
Et sa plume se casse au creux du parchemin. (suite…)
Mallarméen d’azur le cygne prophétique
Froisse frigide un col mordoré par le gel
Pour sous les eaux tues fixer un faune tel
Qu’en ses reflets d’agir : la vertu symbolique
Or incantatoire moule vague musique
Fragile sens, rêves ! Dur marteau, art cruel
Du seul présage enclos frappant un immortel
Précieux hermétique voile de feu magique
Toi : le seul don enfin de naître qu’en désir
À ciseler sonore un vers de pierreries
Froides sérénités d’un appel à surgir
Du mot dicté sans plus la pure symétrie
L’agathe sur l’onyx, marbres sur fer forgé
Pléiade des nymphes qu’il faut perpétuer.
Guy Lafond, Poèmes de l’Un
Quel ne fut pas l’étonnement de William Wilson (votre humble serviteur en personne) quand il se remémora au matin un rêve singulier d’une nuit intensément agitée où son double, William Wilson, bien connu des connaisseurs, lui annonça, de sa voix chuchotante caractéristique et reconnaissable entre toutes, lui annonça, dis-je, le retour tant attendu de la Perle bleue, jadis perdue dans le monde étrange de la Réalité. (suite…)
Cher Quelqu’un, bonjour,
Je vous remercie pour vos bons mots, ô Quelqu’un, mais vous savez bien que je suis insensible aux éloges, bien que j’adore en recevoir, alors ne soyez pas chiche sur l’encens, surtout qu’à distance je le sens moins et par conséquent j’en suis moins incommodé ; quant à moi, je trouve votre humour souvent profond bien qu’acide aux encoignures et obscur, parfois, ce qui a son charme, surtout les lundis matins brumeux et ensoleillés ; (suite…)
Sous un toit d’Azur
où plane dans l’Ombre un Ptyx
en son vol d’Absence
un éclair de bleu Cristal
meurt en rêve vaporeux
Petit Manuel Raté du petit Poète raté
(ou l’art de bien rater ton poème sans effort et te faire une belle réputation malgré tout — conseils en vrac,)
A & E Raté, Éd.
***
Assure-toi que la rime commande le sens et non pas l’inverse. (suite…)
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Le Poète Xuyozi, parti à la recherche de vieux SMS égarés dans les archives de son Journal virtuel et imaginaire, est tombé, ô surprise ! sur un dialogue taplonicien, écrit par le célèbre philosophe grec Taplon, faussement attribué au faux Pseudo-Platon, et, pour la petite histoire, qui lui a été transmis en 2012 par l’archiviste en chef du Vatican et curateur de la célèbre exposition (suite…) |
Les nuages, là-bas, qu’aimait tant Baudelaire,
Pérégrinent aux cieux, sans souci de la Terre,
Avec eux m’emportant, au mépris de mes fers, (suite…)
Petit lexique mallarméen à l’usage du petit Poète en fleur
Liste horizontale
Abîme, Absence, Aile, Allégorie, Âme, Amphore, Archange, Ardeur, Azur, Axé, Barque, Blancheur, Brume, Cendre, Chant, Chevelure, Chiffre, Chimère, (suite…)
Ô Cristal, ô Éther, mystères dans l’Azur,
Où l’Ombre du blanc Cygne abolit son Absence ;
Quel rêve en quel envol d’un unique dieu pur
Repeint le froid Néant d’un jour en nitescence ?
De l’Ange en son miroir s’exhale un noir parfum
De chevelure aux plis de jais et sans laitance,
Quand s’ébat le sabbat dans le vide de l’Un.
Vers un soir si profond renaît la folle danse,
Dans la chambre sans murs où gîte l’Infini,
Mais la Mort et sa Sœur s’opposent en déni.
C’est avec un frémissement sacré dans l’âme que nous vous présentons l’étonnant trésor que nous a légué, au défi du Temps lui-même, notre cher parangon de la Poésie française, l’unique Arthur Rimbaud, l’inventeur de l’indépassable modèle de toute création future, la véritable Poésie Hexagonale, jalousée même des dieux, qui se tiendra haute et fière sur la proue et au grand vent de l’Inspiration Créatrice, pour l’Éternité.
À la suite d’un improbable autant qu’étonnant périple, ces précieux fragments tant espérés des chercheurs et des connaisseurs du monde entier peuvent enfin être communiqués à l’œil privilégié de celle ou celui qui les découvre présentement.
Les voici donc, ces fameux fragments, sans plus attendre, car l’attente fut insupportable pour les amateurs du Beau, du Beau Incontestable et Naturel, à cette époque triste et trompeuse où ne règne plus que la Beauté Artificielle.
Parmi les Fragments d’Harar récemment retrouvés, figurent :
— des feuillets tachés de gomme arabique ;
— des vers interrompus par des calculs de talharis ;
— une lettre inachevée à Germain Nouveau ; (suite…)