Noirceur absconse
Tant le jour que la nuit, l’esprit souffre et se plaint :
Il me crie, ça suffit, j’ai déjà fait le plein
Dans cette vie absurde, inutile et si vide, (suite…)
Tant le jour que la nuit, l’esprit souffre et se plaint :
Il me crie, ça suffit, j’ai déjà fait le plein
Dans cette vie absurde, inutile et si vide, (suite…)
[L’Homme accompli ne soupire plus
après l’Être, puisqu’il (l’)est toujours.]
Transcendant la pensée et tout bon sentiment,
L’Homme libre et ravi dans l’extase divine,
Prend son vol en esprit et son pressentiment
Lui ouvre le Mystère et partout le devine. (suite…)
Non, je ne boirai pas ce calice de fiel,
Me flageller, jamais, ma nature est trop fière ;
Ma liberté transcende et le Mal et le Ciel ;
Non, je ne braderai pas l’or de ma crinière.
J’ai vu la Femme, nue, et perdue pour l’amour,
Et l’Homme seul, déchu, tel un saint en errance,
Les Soleils assombris, aveugles en plein jour,
L’Univers à vau-l’eau, les anges sans vaillance.
Affranchi du vieux Monde, j’éclaire tous mes pas,
Que revienne à la vie, libérée, sans misère,
Mon âme rajeunie qui fait fi du trépas.
De tous les dons des Cieux, la vision est première,
La noirceur de mes nuits, le fléau d’ici-bas —
Qu’éclose mon regard vers la pure lumière.
D’une âme à l’autre, sur le fil détendu du rêve ou emmêlé de délire…
Car il faut bien rêver, rêver bien et à sa guise — Rêver jusqu’à la plus lointaine étoile… Et passer outre… Seul le Rêve rêve ce qu’il veut, tandis que le réel ne voit que ce qu’il peut… (suite…)
I.
Au désert de l’esprit s’enlise le Poète
Dans l’ombre d’une nuit où se perd son chemin.
Ses mots, vidés de sens, étourdissent sa tête,
Et sa plume se casse au creux du parchemin. (suite…)
Je chevauche Gaïa sur la route des Cieux,
Abolissant le Temps dans la sombre carrière
D’un Univers si noir sans raison, et mes yeux
S’illuminent d’amour et de pure lumière.
Je voyage sans fin jusqu’aux confins du Tout,
En chantant sous la Lune et la toile des astres, (suite…)