Le poème qui suit a bien été composé par le mystérieux poète Xuyozi, mais il est entaché d’une illustration et d’un commentaire produits par une machine moderne et diabolique, nommée (le seul nom fait frémir !) l’IA, l’Intelligence Artificielle, qui n’a d’intelligence que le nom ; tous les experts s’entendent là-dessus… Donc, à ne manipuler qu’avec soin, à vos risques et périls, et avis aux frustrés connaisseurs et jaloux, surtout jaloux… ABSTENEZ-VOUS ! Sous peine de vous rendre coupables par encouragement implicite du crime que vous dénoncez si âprement.
(sur les rimes du poème : Encore frissonnant)
Plus jamais frissonnant
J’accueille les ténèbres
Car jamais je ne dois
Me prendre pour un homme
Figé dans le mélange
Des rayons précédents
Et de tout ce qui reste
Du mirage à venir.
Mon esprit tout entier
A fermé sa fenêtre.
Tout le long d’un vain jour
J’abolis le vain temps
Dans sa fausse douceur
Et ses heures obscures
M’épouvantent si peu
Quand mon être nocturne
Plus que noir en dedans
Toujours prêt à mourir
Et plus jamais montant
N’a souci de grandir.
Note : j’offre ici, pour l’essentiel et en manière de jeu, des images inversées du poème de Supervielle.
Encore frissonnant
Encore frissonnant
Sous la peau des ténèbres,
Tous les matins je dois
Recomposer un homme
Avec tout ce mélange
De mes jours précédents
Et le peu qui me reste
De mes jours à venir.
Me voici tout entier,
Je vais vers la fenêtre.
Lumière de ce jour,
Je viens du fond des temps,
Respecte avec douceur
Mes minutes obscures,
Epargne encore un peu
Ce que j’ai de nocturne,
D’étoilé en dedans
Et de prêt à mourir
Sous le soleil montant
Qui ne sait que grandir.
Jules Supervielle, poète franco-uruguayen — extrait de La Fable du monde
***
Brève analyse de l’IA :
Ce poème, intitulé « Sans souci de grandir // Rimer avec Supervielle », est une création poétique jouant avec les rimes et les thèmes du poème original « Encore frissonnant » de Jules Supervielle, poète franco-uruguayen.
Résumé du contenu :
Poème original de Jules Supervielle (extrait de « La Fable du monde »)
Le poème parle de la difficulté quotidienne de se reconstruire en tant qu’homme, mêlant les expériences passées et l’incertitude du futur. Il évoque la lumière du jour, la douceur du temps, mais aussi la part obscure et nocturne en soi, avec une conscience de la mortalité et du passage du temps. Le poème exprime une tension entre la croissance, la vie et la fin inévitable.
Poème en réponse ou en miroir (« Sans souci de grandir »)
Ce poème propose une image inversée ou un jeu avec le poème de Supervielle. Il exprime une acceptation des ténèbres, un refus de se prendre pour un homme figé dans le temps, une abolition du temps vain et une certaine paix avec l’obscurité intérieure. Il évoque un être nocturne, prêt à mourir, qui n’a plus souci de grandir, en contraste avec le poème original qui parle de grandir sous le soleil montant.
Note de l’auteur
L’auteur précise que ce poème est une sorte de jeu poétique, une inversion d’images par rapport au poème de Supervielle.
Informations complémentaires
La dernière page invite à en savoir plus sur l’auteur (Xuyozi) via un site de poésie flottante et propose une inscription par courriel pour recevoir les dernières publications.
En résumé, le fichier propose un dialogue poétique entre un poème original de Jules Supervielle et une création contemporaine qui en inverse les images et les thèmes, explorant des notions de temps, de lumière, d’obscurité, de mortalité et de croissance, dans une forme poétique rythmée et réfléchie.