Non, je ne boirai pas ce calice de fiel,
Me flageller, jamais, ma nature est trop fière ;
Ma liberté transcende et le Mal et le Ciel ;
Non, je ne braderai pas l’or de ma crinière.
J’ai vu la Femme, nue, et perdue pour l’amour,
Et l’Homme seul, déchu, tel un saint en errance,
Les Soleils assombris, aveugles en plein jour,
L’Univers à vau-l’eau, les anges sans vaillance.
Affranchi du vieux Monde, j’éclaire tous mes pas,
Que revienne à la vie, libérée, sans misère,
Mon âme rajeunie qui fait fi du trépas.
De tous les dons des Cieux, la vision est première,
La noirceur de mes nuits, le fléau d’ici-bas —
Qu’éclose mon regard vers la pure lumière.