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Désolé, Muse…

Désolé, Muse…

La sadique Beauté, cette sauvage, jette ses amants dans les geôles mal éclairées de la solitude et de l’incompréhension. Ses Vestales — car la Beauté est une Déesse —, font sourdre des fontaines fantasmagoriques du sol même des déserts et chantent en l’invoquant : — Ouvre la Vision au plus profond, ô Beauté, là où les images coulent de source et s’enracinent dans la vie et l’embellissent ! — Mais quelle vie, ô Vestales ? Encore faut-il vivre ! Faut-il vivre encore ? Mais jusqu’où, ma Muse, peux-tu me le dire (je tutoie ma Muse, depuis le temps que nous travaillons ensemble dans la fabrique des images et des mots) (suite…)

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