La Chantal et la Fannie // Rimer avec La Fontaine
Sa bête*, ayant trop chanté
Tout l’été,
Flancha toute dépourvue
Quand la baise fut venue :
Chantal suça le morceau
Qu’elle crut un vermisseau. (suite…)
Sa bête*, ayant trop chanté
Tout l’été,
Flancha toute dépourvue
Quand la baise fut venue :
Chantal suça le morceau
Qu’elle crut un vermisseau. (suite…)
(À la Mouette rieuse)
Quel beau bouddha badin au verbe humoristique !
Sa journée est comblée s’il fait rire Margot ;
Comme il assume les saints désirs de l’ego,
Il semble aux damnés prêtres un vil hérétique.
Il comprit en riant que dans notre vie blême,
Méditer chaque jour, chaque nuit, et toujours, (suite…)
L’un baptisé Rimbaud, l’autre appelé Verlaine ;
De source l’un Voyant, quand l’autre est en travail ;
Ménage délirant dans des amours vilaines,
D’où saillit le génie au sublime éventail.
Envoûtés sous l’Azur par les monts ou la plaine,
Dans le Monde idéal où naissent les esprits,
Ils burent le nectar à la pure fontaine
D’une Muse exaltée, grise de leurs écrits.
Prisonnier sur la Terre et captif sous le Ciel,
La vie est un Enfer singulier et pluriel ;
Pourquoi, dieux de l’absence et de la solitude,
Accabler mon destin voué aux servitudes ?
Mais si belle est la vie quand on est innocent,
Quand on aime une Belle et pour elle on ressent (suite…)
Un bien drôle d’oiseau, ce poète anonyme,
Qui va partout sans but, mais très conscient de tout,
Il garde l’œil ouvert, de Zanzibar à Chime,
Et sait peser le bien, comme le mal itou.
Rien n’échappe à sa vue, c’est un extra-lucide,
Il en voit beaucoup trop, c’est bien là son karma ; (suite…)