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Tout souffre sous le ciel où se languit la Terre,
Alourdie des chagrins et des peines du cœur ;
Mais au-delà du spleen, l’âme du Tout s’affaire,
Au grand vent de la Vie, à sécher tous les pleurs.

Vivre accroît le bonheur pour l’esprit pur et libre,
Qui lave dans l’amour les sales coups du sort,
Dans une eau sans remous, propice à l’équilibre,
En chassant le malheur jusqu’au lieu de la mort.

J’ouvre grand tous mes yeux, moi qui me veux Poète,
Et rehausse mon art en bandant mes ressorts
Pour casser les écueils qui guettent les esthètes…

J’aurai un jour appris que je vaincrai plus fort
Au milieu des combats, en sagesse et en rimes,
Quand ma sotte raison s’inclinera sans frime.

 

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