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Quand j’allume un houka bourré de cannabis,
Je nargue autant la Mort que son chien Anubis ;
Je plane bienheureux sur de roses nuages,
Plus haut que Jupiter et que tous les dieux sages.

De ce monde dément, il faut bien s’évader,
Et laisser son esprit aux Cieux se balader
Par-delà la raison et tomber en extase ;
Le moyen vaut pour tous, qu’on soit génie ou nase.

Qu’on soit ange ou démon, vénérable ou maudit,
Une ivresse innocente, un expert vous le dit,
Ne peut nuire qu’à ceux qui forcent sur la dose.

Filons loin de l’ennui pour flotter en osmose
Avec les Immortels, ces transcendants oiseaux,
Quand l’âme, unie au Tout, fume aux divins fourneaux…

Avertissement : j’ai pris dans ce poème le contre-pied de la vertu, à l’instar de Baudelaire, afin de la mieux voir triompher sur la Terre, notre pauvre Terre, menacée de tout côté par les impitoyables forces du Mal. Je déconseille à tous de consommer du cannabis ou du haschisch, ces substances très dangereuses pour la santé et qui peuvent faire perdre la raison, inciter à des crimes immondes, ouvrir les portes de l’Enfer et condamner à la damnation éternelle. Tenez-vous-le bien pour dit, car on ne rit pas avec ces choses-là ! 🙃 — Cf le film américain de 1936, Reefer Madness (dont une version libre et colorisée sur la Toile — cliquez sur l’icône des sous-titres pour les sous-titres en anglais) 

 

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