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Ô feuille de printemps priant
Au reflet vert d’un pur calice,
Tu cueilles l’éveil d’un délice
Dans le cristal de l’air fuyant.

​L’azur gris, son onyx fleurant,
Pleure l’ennui d’un vieux supplice
Qui chante en son pâle artifice
Le feu d’un soleil expirant.

​Douce fraîcheur qui nous délie !
Le vent, musique sans folie,
Éparpille son vain frisson ;

​Quand vers le soir, l’ombre s’isole,
Sous l’aile d’or de ta chanson
Où dort une blanche corolle.

 

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