Je ternis mon génie en imitant les maîtres
Je vernis des pastels fades sans innover
Je gémis dans des vers enchaînés au paraître
Je languis sans espoir de ne jamais trouver
Je fulgure d’obscur esprit surréaliste
Je folâtre à des jeux qui jouent avec les mots
Je bous des bouillons clairs au fumet réaliste
Je scande les mièvres poèmes des margots
Je rougis des vers nus dénués de métrique
Je blanchis des vers nuls ornementés d’accents
Je noircis dans la nuit des vers blancs et dolents
Je parcours un chemin dans une âme erratique
Je clos ma litanie par ce bien triste aveu
Je vagis de vains mots qui meurent sans musique