(énième exercice de style sur la mort)
Vivre est un long combat, pénible et inutile,
Dont le terme est pour nous sans surprise connu ;
Quoi que l’on dise et croie, l’exercice est futile,
En tout temps assuré d’un malheur continu.
Se lever, s’agiter, pour encore s’étendre,
Trop lucide le jour et dans le noir la nuit,
Cherchant la paix du cœur, mais le vacarme entendre
De ce monde étourdi de fureur et de bruit.
Toute âme dans la vie supporte des épreuves,
Des souffrances sans fin, couronnée d’illusions,
Aveuglée par l’espoir du salut, mais sans preuves…
Pauvres êtres meurtris, couverts de confusion,
Notre esprit s’éteindra dans la mort éternelle,
Libérés d’ici-bas, de la prison charnelle.