L’amour, jadis, rayonnait de gaîté ;
S’illuminaient les cieux les nuits d’orage
Et s’embrasait la vie les jours d’été,
Quand s’éclipsait le plus sombre nuage,
Sous les rayons de sa sérénité.
D’un pur bonheur dans l’âme reflété
Se composait une nouvelle page —
Un univers dans l’harmonie chanté !
Tout en sourire.
La vie rêvée se vêt de vérité,
Si d’amitié l’esprit s’ouvre au partage ;
Et que fleurit une réalité
Dont la beauté s’accroît d’un avantage,
Quand, dans le cœur humain en royauté,
Règne un sourire.
Votre sourire est charmant de gaieté ;
Lorsqu’en mon âme où bout parfois l’orage
Il resplendit comme un soleil d’été,
Il y dissipe et chasse tout nuage,
Et je m’apaise à sa sérénité.
Ce doux rayon dans mon cœur reflété,
Oh ! si j’étais poète, à chaque page
Comme en beaux vers ma muse l’eut chanté !
Votre sourire.
Vous n’avez pas besoin en vérité,
D’avoir le sceptre et l’empire en partage ;
Vous n’en sauriez pas en réalité
Être plus reine et régner d’avantage,
Car il vaut bien certes une royauté,
Votre sourire.