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Un jardin dépérit sous narcose
D’obscurs p**s puants gazent les fleurs
Le printemps transi sans bruit s’endort

Tout suffocant sous de gros p**s chauds
Lancés vent sur vent sous notre pif
L’été se parfume en puanteur

Un lourd ciel noir s’apprête à crever
Et répandre ses p**s bruns partout
L’automne craque sec et s’effondre

Les nez tout frileux surpris s’échauffent
Des nuages vessent des p**s brûlants
L’hiver embrasé vite s’empeste

Tous les ans le temps meurt et renaît
Cette année l’air sentira-t-il bon ?
Les vents se seront-ils apaisés ?

[Ne tenez jamais en odeur de sainteté
les auteurs de vers méphitiques.]

 

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