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Tout là-haut dans les cieux, un aigle vole et plane
Au-dessus d’un abîme où le vieux souffre et meurt ;
Prisonnier de son corps, dans sa vieille cabane,
Sa vie est une lutte où frappe le malheur.

Isolé par les ans, il ne voit plus personne,
Assis devant son bol de soupe et toujours seul,
En redoutant sans fin que le départ ne sonne
Et qu’un dernier sommeil le couvre d’un linceul.

Ce bien sombre tableau, si triste, le chagrine,
À tout moment du jour, cette pensée le mine :
La crainte de mourir, sur l’heure ou à minuit ;

Mais quels sont ses moyens, de la vie toujours ivre,
Pour adoucir le sort et sa dernière nuit,
Lui, le Poète âgé qui ne cherche qu’à vivre ?

 

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