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(sur les rimes du poème : Le Poète exalté…)

Allez-vous me virer cet impudent poète !
Il rêve le navet de ravir mes lauriers
En fantasque fêlé frusquiné en esthète —
Qu’il retourne chez lui sans se faire prier !

Ce lubrique à tout-va me suis et me courtise
En se donnant des airs de sage et de gourou ;
Mon épouse a vu nu sans en être surprise
Ce rimeur travesti en poète à froufrous !

Son triste vers gémit tout gris et sans magie,
Il plaque un plomb d’ennui sur l’or de mon bonheur,
Tant son pleur s’alourdit de sombres nostalgies.

Sa sèche poésie fait suffoquer mes fleurs,
Éteintes et fanées avant l’efflorescence —
Je devrai dire adieu à mon bain de jouvence…

 

***

(Aux zami⸱e⸱s les Zèbres…)

Une étoile de feux couronne le Poète —
Des Muses les rayons, d’Apollon le laurier
Auréolent son front d’éblouissant esthète,
Que les dieux pour son art se prennent à prier.

Dès le berceau, déjà, le génie le courtise,
Et les sages voyants l’ont élu pour gourou ;
Pour son œil qui voit tout, mais jamais sans surprise,
Ses mots dansent en grâce où chante un doux froufrou.

L’étincelle du cœur s’enflamme à sa magie,
Et sa vive raison ranime nos bonheurs,
Chassant au loin le spleen transi de nostalgie.

Son rêve ouvre un jardin aux mille et une fleurs,
(Fusées au ciel de nuit en riche efflorescence),
Sous un Soleil de vie et de l’amour jouvence.

Xuyozi Y. Zayaxa

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