Je suis le Professeur et je me la pète,
Comment faire autrement, je suis le meilleur* !
Je leur ouvre les yeux, moi le grand Poète,
Qu’ils sortent du sommeil, je suis l’Éveilleur !
Je suis né pour régner par-dessus vos têtes,
Montrez donc, apprenants, plus d’humilité ;
Je m’adresse à vous tous, brillants ou plus bêtes —
Contemplez, subjugués, ma dextérité…
Un jour, vous atteindrez la plus haute marche,
Où brille mon esprit depuis si longtemps,
En suivant mes conseils de vieux patriarche.
Réveillez vos cerveaux sans perdre de temps ;
Le fainéant ne peut trôner au pinacle,
Ni goûter au succès en criant Miracle !
- La preuve étant que je viens de vous concocter en à peine onze secondes, dans un élan d’amour transcendant et désintéressé, un savoureux muki (codé) que je vous invite à déguster de tous vos jeunes neurones !
Chant pour un fol oiseau
Le rat qui rit rouge
devient vert de jalousie
puis il se noircit
Note : je comprends parfaitement que vous ayez envie de déposer vos admirations en commentaire ; faites, je vous en prie ; ne craignez pas d’exagérer, il n’y aura aucun mal, puisque je suis depuis longtemps immunisé contre les éloges, ces vains chatouillis pour petites âmes.